Saint Malo aux JO

By

(photo issue du site Olympedia)

Philippe Cattiau, le malouin escrimeur au record de médailles.

« En garde, prêts, allez ! »

Né à Saint Malo en 1892 Philippe Cattiau est un membre du club très restreint des « gloires du sport » (il y est entré en 1997) avec au compteur 8 médailles olympiques, toutes gagnées entre les deux guerres.

Son père militaire et maître d’arme le mène vers l’escrime, sport pour lequel il se révèle très doué. À 15 ans il devient champion de Bretagne, titre qu’il conservera les deux années suivantes

Début août 1914 il part au front. Il est blessé aux alentours du 28 août à la bataille de Guise (dans l’Aisne). Cependant, il ne rentrera qu’en 1919 car il sera fait prisonnier par les allemands jusqu’à la fin du conflit !

La blessure de 1914 entraine une amyotrophie de la cuisse, ce qui peut de prime abord paraître compromettant pour un escrimeur, mais pas pour Philippe Cattiau ! Malgré les stigmates physiques de la guerre et des crises d’arthrite il peut redécorer ses murs de médailles ! Un palmarès olympique à en faire rêver plus d’un avec en ouverture au JO d’Anvers en 1920, une médaille d’argent en individuel au fleuret.

Aux JO de Paris il y a 100 ans il remporte exactement la même médaille dans la même discipline. Il ajoute une médaille d’or toujours en fleuret mais en équipe cette fois. 4 ans plus tard, à Amsterdam, de nouveau médaillé d’argent en équipe au fleuret. Vous suivez toujours ?

En 1932, à Los Angeles il remporte deux médailles d’or en équipe : au fleuret et à l’épée ! À l’époque les sportifs sont moins spécialisés dans chaque discipline d’escrime et peuvent remporter des médailles avec des armes différentes. Un peu comme notre Léon Marchand en natation ou Antoine Dupont en rugby 😊

Enfin en 1936 à Berlin il repart avec le seul métal qui lui manque, le bronze à l’épée par équipe.

Une fois les JO terminés pour lui en tant que sportif exerçant il a entrainé l’équipe de France, qu’il a mené aux JO de Londres après la 2nde guerre mondiale, en 1948

Pour lui rendre hommage un centre sportif porte son nom, mais pas à SAINT MALO, on le trouve à Villeneuve la Garenne, ville où il a vécu (et s’est marié le 6 mars 1924) de sa démobilisation jusqu’à sa retraite où il est revenu en terre Malouine, dans les murs.

Si à intramuros vous logez ou passez rue Guy Louvel, levez la tête au numéro 3, il y a fini sa vie.

sources : généanet, site de la fédération française d’escrime, nec-escrime, enevor.fr, wikipédia page gloire des sports, histoire de l’escrime

Abonnez-vous à la newsletter pour recevoir les articles par mail :-)

Posted In ,

Laisser un commentaire