Les rues de Saint-Malo #5

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La tour Bidouane et alentours

la tour Bidouane, passage de la poudrière, rue du chat qui danse, rue des champs vauverts

En ces temps estivaux ou l’on a envie de s’amuser, je ne résiste pas à la tentation de chambrer (un peu) nos amis Anglais, c’est de bonne guerre.

Au XVII (en 1688) le roi soleil est en guerre avec une super coalition Européenne de joyeux lurons « la ligue d’Augsbourg » qui ne compte pas moins que le Portugal, l’Espagne, la suède, l’empire germanique entre autres et bien sûr l’Angleterre. Il se trouve que les batailles font rage et que sur les mers, le duel est principalement Franco-Anglais.

En 1692 à la bataille navale de « la Hougue » la France subit une défaite sans appel et Guillaume III d’Angleterre est tout sourire. Contrairement à Louis XIV, qui légèrement tendu, prend LA décision stratégique par excellence : autoriser une sorte de piraterie des corsaires par décret royal. ça s’appelle « la course » :

oui oui messieurs pillez les navires commerciaux Anglais ; arrêtez contre les militaires nous sommes mauvais ; on va étouffer leur économie ; oui bien sûr allez-y c’est légal. Ça a telllllement bien fonctionné qu’au bout d’un an Guillaume III ne rit plus du tout. Il décide d’attaquer LA ville portuaire de corsaires : Saint Malo.

Le 26 novembre 1693, les Anglais débarquent donc avec la ferme intention de bombarder Saint Malo, le branle-bas de combat est décidé dans la ville, on fait même sortir des remparts tous les biens les plus précieux. Après une petite journée le 26 ; les Anglais prennent le fort de la Conchée le 27 et font 30 prisonniers. Le 28 ils abordent Cézembre et son couvent…peu utile…

Le 28 après 3 jours peu convaincants dans la baie, les Anglais lancent leur fameuse attaque tout en subtilité sur les remparts à l’aide d’une « machine infernale » : un vaisseau de 26mètres rempli de poudre, de poix, de boulets, de soufre etc pour le faire exploser à la tour Bidouane. Seulement, le vent pousse le bateau dans une direction qui ne leur convient pas du tout et les marins à bord soit après avoir heurté un rocher et commencé à couler soit par panique, ont enflammé le navire qui explosa sans faire une seule victime du coté Malouin. Quant à eux…

La communauté de la ville fit part le lendemain à l’amiral Benbow de la liste des victimes malouines : un chat. La légende dit que le nom de la rue vient de ce chat qui aurait reçu une braise sur la queue. Oui il y a une autre explication au nom de cette rue et chacun est libre de choisir celle qu’il préfère, j’ai choisi celle-ci.

Aujourd’hui près de cette tour et de ces rues on trouve le théâtre, un hôtel, la maison du Québec

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